PHILÉAS PRODUCTION | ALOSE
Phileas Production est une société de production audiovisuelle basée à Bordeaux. Spécialisée dans la création de films documentaires et de web-documentaire, elle a développé un studio de post-production : Fogg post-Production.
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QUI MENACE La Grande Alose ?

Documentaire en développement

alose-SC

un documentaire de :

Laurent Philton

Suite à la raréfaction de la grande alose en Garonne, un moratoire interdit depuis 2008 la pêche de ce poisson migrateur, emblématique de notre patrimoine régional. Cette disposition prise pour laisser le temps à l’espèce de se reconstituer n’a pas donné à ce jour, de résultats probants malgré son allongement.

Le film documentaire « Qui menace la grande alose ? » enquête sur l’état actuel du stock et les causes de son inquiétante diminution.

OBJECTIF

Lefilmdocumentaire«Quimenacelagrandealose?» apourobjectifdeprésenterunétatdes lieux de la ressource en tenant compte des données historiques, scientifiques et environnementales.

Cette démarche est essentielle pour sensibiliser le grand public et en particulier les scolaires, aux problématiques écologiques et aux comportements humains impactants la pérennité d’une espèce telle que la grande alose. De ce fait le film participe à une meilleure connaissance du milieu aquatique et à sa préservation.

CONTEXTE

Poisson migrateur de nos fleuves et rivières, la Grande Alose fait partie du patrimoine culturel, naturel, historique et gastronomique régional.

«L’alose de Bourdious » est apparue très tôt (XIIIe siècle) sur la table des « grands » et du peuple. Ressource abondante durant les siècles passés, l’alose, traditionnellement pêchée et dégustée sur les bords de la Garonne, est à l’origine de différentes manifestations culturelles et de fêtes populaires portant son nom et témoignant de la convivialité, du bien manger ainsi que de la qualité de vie d’un terroir.

Longtemps, la pêche professionnelle de la grande alose a permis à de nombreuses familles de vivre décemment de cette activité et d’offrir un avenir à leurs enfants.

Ces deux dernières décennies, la population des grandes aloses a fortement diminué dans la Garonne et pour enrayer cette chute effrénée menaçant la disparition de l’espèce, la pêche de ce poisson a été interdite en 2008.

Huit années sont passées, la pêche reste toujours prohibée, le moratoire perdure et nous ne connaissons pas l’état actuel des stocks.

Suite aux recherches, aux analyses et aux études menées par différents comités de scientifiques sur le milieu aquatique et sur les grandes aloses, il semble fort probable que l’effondrement soit dû à plusieurs facteurs comme la qualité des masses d’eau, l’importance du bouchon vaseux, le réchauffement climatique, la dégradation des frayères, la présence du silure, etc…

Aujourd’hui, ces multiples composantes ne permettent pas d’avancer d’éléments précis concernant la perte des ressources mais leurs actions conjointes affaiblissent les stocks d’aloses dans le territoire fluvial.

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DIFFUSION

Afin de sensibiliser un large public à la thématique de la grande alose et de la biodiversité en milieu aquatique, nous envisageons de diffuser le film documentaire auprès des scolaires, dans le cadre des actions du Graine Aquitaine (éducation à l’environnement), à Cap Sciences, à la Maison de l’Eau, à la Maison éco-citoyenne ainsi que lors de conférences et de colloques.

Avec le soutien de certaines associations, nous organiserons des rencontres avec débats autour du milieu naturel, des poissons et de la biodiversité.

Par ailleurs, le film sera en ligne sur la plateforme YouTube et bénéficiera à ce titre d’une exposition maximale.

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Le film documentaire va donc s’attacher en introduction à réveiller une mémoire historique, à retracer les traditions autour de la grande alose et à apporter des témoignages sur cet héritage régional.

Indépendamment de l’aspect patrimonial, nous consacrerons une partie du film, à la découverte de ce poisson migrateur, c’est à dire à ses origines, son cycle de vie,  ses caractéristiques, ainsi qu’à l’état actuel des stocks en Garonne.

Une fois ces connaissances partagées, il sera temps de s’interroger sur les causes de la diminution drastique des grandes aloses.

Telle une enquête, le film nous emmènera sur différentes pistes pouvant expliquer cette perte des ressources.

Afin de connaître le niveau des stocks, nous rencontrons des membres de l’association MIGADO, qui contrôlent les effectifs d’aloses dans les parties amont des cours d’eau et réalisent un suivi de l’activité de reproduction sur l’ensemble des frayères du bassin Garonne Dordogne.

Puis nous confronterons leurs résultats avec les constats faits par les pêcheurs d’aloses. A travers leur expérience du terrain, ils seront en mesure d’infirmer ou de confirmer les conclusions de l’association.

Nous soumettrons aux ingénieurs du Lyre, des hypothèses relatives à l’état des masses d’eau. Les chercheurs d’Epoc et de l’IRSTEA seront sollicités pour analyser l’impact possible du bouchon vaseux et du manque d’oxygène en Garonne. Nous rencontrons l’Association Départementale des Pêcheurs Professionnels en Eau Douce de la Gironde pour évoquer les problèmes de surpêche ainsi que le moratoire en vigueur depuis 2008. Nous questionnerons l’INRA, afin de connaitre les conséquences  sur le  milieu aquatique, du pompage des eaux  fluviales pour les besoin de l’agriculture.

LE FILM

Outil de compréhension, le film documentaire « Qui menace la grande alose ? » s’adresse à un large public et souhaite focaliser l’attention sur ce poisson migrateur, qui nait dans le fleuve, migre vers la mer avant de revenir pondre et mourir dans son milieu d’origine.

Connu bien avant le XIIIème siècle, l’alose est déjà, à cette époque, vantée dans la liste des proverbes concernant les poissons renommés de l’océan ou de la méditerranée. En dépit de ses nombreuses arêtes, cette espèce à la chair tendre et savoureuse a toujours été très appréciée. Pour les riverains de la Garonne et pour les bordelais, le retour de la grande alose ou « poisson de mai », sonne l’arrivée des beaux jours et des déjeuners en plein air.

Déguster une alose grillée sur les sarments de vigne et accompagnée d’un vin de grave est aussi délicieux que le souvenir de cette pêche spectaculaire, que les gens du fleuve évoquent encore avec tendresse et émotion.

A ce sujet, Jean Balde, écrivaine bordelaise du XIXème siècle,  en fait une belle description dans son livre « La maison au bord du fleuve » :

«Le moment passionnant était celui où une équipe tirant à pleins bras, ramenait sur la berge la pêche gigantesque. … Les violets, les roses, les ors verdâtres étincelaient sur l’écaille fraiche. Le retour des pêcheurs débordant de leur butin encore agité de tressaillements, ou chargeant sur l’épaule leurs lourds mannequins, prenait l’allure d’un triomphe. »

Pour nous, en cette période délicate, où le maintien de l’espèce en Garonne est compromis, il nous apparait essentiel de faire connaître ce patrimoine culturel et de le préserver pour  le transmettre aux générations futures.

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Nous serons amenés à questionner des scientifiques sur les changements globaux tels que le réchauffement de l’eau afin de définir si la température des masses d’eau (trop élevée ?) peut avoir un impact sur les poissons.

Notre enquête portera également sur les difficultés avérées des accès aux frayères, ainsi qu’à leur dégradation, ces deux facteurs représentant un réel obstacle à la reproduction.

Nous poursuivrons avec une séquence sur un poisson troublant et résistant aux multiples pollutions, le silure. Sans prédateurs, cette espèce, dotée d’un appétit féroce ne cesse de croitre dans nos fleuves et rivières. Le silure qui peut atteindre les 2,50m pour un poids de 100 kg, menace la biodiversité et a probablement une part de responsabilité dans la diminution des stocks de la grande alose.

Pour conclure, nous essayerons de déterminer si les comportements humains ont également contribué au déclin de ce migrateur.

L’objectif de cette enquête est de comprendre pourquoi les ressources en alose se sont effondrées en quelques années.  Quels sont les facteurs, isolés ou combinés, responsables de cette situation très inquiétante et quelles pourraient être les solutions pour maintenir l’espèce.

NOTE D’INTENTION

PHILÉAS PRODUCTION

Très attachés à notre héritage régional, nous avons découvert avec beaucoup d’intérêt, le patrimoine historique, naturel et humain du territoire Garonne, lors de la réalisation du web documentaire « Vis le Fleuve, une découverte de la Garonne dans l’agglomération bordelaise ».

Cette expérience, riche en rencontres et en enseignement, nous a permis de mieux appréhender le fleuve et son environnement mais a aussi ouvert la porte à des questionnements qui appellent aujourd’hui à une réflexion particulière. En effet, les recherches que nous avons menées et les personnalités que nous avons côtoyées, nous ont donné envie d’approfondir certaines thématiques et d’aller plus loin dans la connaissance.

Dans le web documentaire « Vis le fleuve », nous avons évoqué sommairement la pêche, les différentes espèces de poissons migrateurs, et la biodiversité aquatique. Il s’avère que certaines espèces subissent depuis de nombreuses années la pression des comportements humains et voient leur population fortement diminuée. C’est notamment le cas de la grande alose.

Pour nous, bordelais, ce poisson généreux, fait partie de nos souvenirs d’enfance, il nous rappelle cette atmosphère chaleureuse, joyeuse et festive qui accompagnait son arrivée au mois de mai.  La Grande Alose qui disparaît de notre paysage, c’est un peu notre enfance qui s’efface et une tradition qui se perd.

Indépendamment de cette connotation affective, il nous semble important de mettre en lumière ce poisson emblématique de la Garonne, d’étudier son cycle de vie, l’évolution de son milieu naturel et de mesurer les enjeux sociologiques, économiques, patrimoniaux et environnementaux liés à son maintien.

Mettre en relief ce patrimoine, dans un film documentaire, pour le transmettre à un large public ainsi qu’aux générations futures, s’inscrit naturellement dans le prolongement du travail amorcé avec le web documentaire « Vis le fleuve ».